Les mille et un usages de ces drôles d'engins

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Golfox2
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Les mille et un usages de ces drôles d'engins

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Les mille et un usages de ces drôles de drones

Les robots volants autonomes se multiplient dans le ciel. De quoi obliger les autorités à durcir la législation

Combien sont-ils dans le ciel? Cent mille? Un million? Dix millions? Nul ne le sait. Mais une chose est sûre: les drones, ces engins volants sans pilote à bord, se font toujours plus nombreux au-dessus de nos têtes. Après avoir séduit les militaires et la police, ils envahissent désormais la sphère civile à un rythme soutenu. YouTube fourmille déjà de vidéos aériennes réalisées par des «dronistes» du dimanche et les entreprises sont de plus en plus séduites par les capacités de ces engins. A lui seul, le fabricant français Parrot a déjà écoulé dans le monde plus de 700 000 exemplaires de son quadricoptère, l’AR. Drone, devenu en quelques années un cadeau de Noël particulièrement prisé.

«Les ventes sont clairement orientées à la hausse, se réjouit Jean-Baptiste Robin, responsable du marketing pour le site français droneshop.com. Il y a vraiment de gros besoins et le marché ne fait encore que débuter.» Même constat en Suisse. «Notre chiffre d’affaires a été multiplié par quatre entre 2012 et 2013, souligne Jean-Christophe Zufferey, fondateur de l’entreprise vaudoise SenseFly, qui commercialise des drones professionnels. Actuellement, nous produisons et vendons une centaine d’appareils par mois, dont moins de 10% pour le marché suisse.»

Gare à la chute du d-r-o-n-e de fer «Il y a seulement cinq ans, personne ne parlait de drones. Aujourd’hui, beaucoup de ces objets volent dans le ciel, ce qui peut s’avérer dangereux pour la population et les avions, estime François Gervaix, directeur d’Easy2map, société vaudoise de cartographie aérienne qui utilise une dizaine d’appareils. La législation doit vite s’adapter à cette nouvelle donne pour éviter des accidents.» «La sécurité est la grande question, confirme Jean-Christophe Zufferey. Recevoir une machine de plusieurs kilos sur la tête peut s’avérer très dangereux.» Or les dronistes amateurs, ainsi que certains professionnels, n’hésitent pas à utiliser leurs robots dans des conditions à risque. Le 20 mai dernier, un lycéen français a été condamné à 400 euros d’amende pour «mise en danger de la vie d’autrui», pour avoir fait voler un drone équipé d’une caméra au-dessus de la ville de Nancy. Une première. Mais pas la dernière.

En Suisse, c’est l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) qui réglemente l’utilisation des drones. La loi prévoit, pour les appareils de plus de 500 grammes et n’excédant pas 30 kg, que l’usager maintienne un contact visuel permanent avec le robot, il doit souscrire une assurance responsabilité civile d’au moins un million de francs et ne pas voler à moins de cinq kilomètres des pistes des aéroports. Insuffisant, estiment les spécialistes. Résultat: l’OFAC devrait revoir sa copie et durcir la loi, dès cet été selon les informations de la Tribune de Genève. La nouvelle réglementation pourrait obliger les utilisateurs à demander une autorisation avant de survoler les foules, notamment lors de festivals comme Paléo.

Un «drone» d’époque La technologie pourrait également servir à sécuriser les drones. A l’EPFL, Adrien Briod développe un appareil capable d’éviter un crash après une collision. «Généralement, lorsqu’un drone rencontre un obstacle, il le percute et s’écrase, explique le chercheur. Notre robot, qui devrait être commercialisé en 2015, est capable de se récupérer. Une solution qui protège les humains situés en dessous.»

Mais pourquoi ces appareils rencontrent-ils un tel succès? «Pour les débutants, c’est un cadeau à la mode en raison de leur accessibilité. La gamme de prix démarre dès trente euros (35 fr.), répond Jean-Baptiste Robin Ensuite, pour des usages professionnels, nos modèles les plus perfectionnés sont facturés autour de 8000 euros (moins de 10 000 fr.). Mais il n’existe pas de limites de prix, tant le coût dépend de l’utilisation.» Justement, à quoi cela sert-il d’acquérir un drone? «Les particuliers les utilisent essentiellement pour réaliser des prises de vue aériennes, répond Jean-Baptiste Robin. Pour les professionnels, les applications sont très nombreuses..» De la surveillance à la cartographie, en passant par la couverture d’événements médiatiques ou le secourisme, les débouchés semblent sans limites.

«Les drones permettent de réaliser des missions autrefois dévolues à des avions ou des hélicoptères, de manière moins polluante et moins onéreuse, explique François Gervaix. Ils ont permis de révolutionner de nombreux domaines.» Dès juin 2012, l’Organisation non gouvernementale WWF a, par exemple, testé des drones pour lutter contre le braconnage de rhinocéros. Plus récemment, la SNCF a déployé ce type d’engins volants au-dessus du réseau ferré français afin d’empêcher le vol de câbles. Lors des Jeux olympiques de Sotchi, ils ont été utilisés pour filmer certaines épreuves. Dans un autre style, le géant américain de la vente en ligne, Amazon, a annoncé à la fin de 2013 son projet de livraison de colis par drones. Un coup de publicité davantage qu’une réalité, mais qui préfigure la multitude d’usages potentiels de ces appareils.

Mauvaise réputation L’un des services les plus en vogue est sans conteste la cartographie à faible coût. A Epalinges, l’entreprise Easy2map réalise des cartes en deux et trois dimensions grâce à sa flotte de drones. «Nous réalisons des plans très précis notamment pour les géomètres, les architectes et les services étatiques comme la surveillance des forêts, détaille François Gervaix. Concrètement, lorsqu’un client nous mandate, nous commençons par définir la zone à survoler, puis nous entrons les données dans le GPS de l’appareil. Une fois sur place, le drone décolle, vole et atterrit tout seul.» Le tout pour un prix modique: «Couvrir une zone de 10 hectares, soit un petit quartier, revient à seulement 2000 fr., poursuit François Gervaix. Bien moins cher que le même travail réalisé par un avion ou à pied. Par exemple, les géomètres doivent régulièrement arpenter les gravières – un travail long, fastidieux et peu intéressant. Les drones nous permettent de recueillir les mêmes informations plus rapidement et à plus faible coût.»

Mais si les drones séduisent de plus en plus de professionnels, ils continuent d’inquiéter le grand public. «Ils ont mauvaise presse, résume Adrien Briod, fondateur de Flyability, une société qui développe des modèles bio-inspirés. Le terme fait peur, car il est fortement associé à leur usage militaire et à la surveillance de la population.» Une crainte loin d’être infondée. Outre leur utilisation par différentes armées, les services de sécurité – publics et privés – ne cachent pas leur intérêt pour ces robots qui donnent des ailes à la vidéosurveillance. Lors de la prochaine Coupe du monde, qui débute le 12 juin, le Brésil les utilisera pour surveiller les stades et les foules. Plus sensible, un modèle équipé d’un Taser a été présenté à la mi-mars aux Etats-Unis. Il serait capable d’immobiliser un intrus «Il va falloir être très prudent et transparent sur l’utilisation que l’on fait de ces appareils», souligne Adrien Briod. Avec une préoccupation majeure: la protection de la vie privée. Quoi de plus simple, en effet, que d’aller filmer n’importe quoi ou n’importe qui grâce à un appareil volant? «Les vidéos uniquement destinées à faire le buzz sur Internet risquent de se multiplier, reconnaît François Gervaix. Mais cela ne doit pas cacher l’intérêt des drones. Nous, nous cherchons à développer des applications utiles.»


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Copié collé du site, désolé pour les mots drones remplacés par multirotor à chaque fois
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L'essentiel est d'avoir autant d'atterrissages que de décollages... Ensuite tu rentres content ;)
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